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MANIFESTATIONS
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L'Architecture traditionnelle :

Avant la construction de la dernière génération de pavillons individuels, l’architecture traditionnelle se caractérise par des matériaux et des couleurs qu’on retrouve dans une bonne partie du Poitou. L’unité de base est la « chambre poitevine » une vaste pièce à tout faire avec sa cheminée de calcaire taillé dans les carrières locales comme toutes les pierres de taille des portes, des fenêtres et des angles. Un petit grenier, l’ancienne réserve de nourritures , un cellier, un appentis, un « toit »à cochon, s’ajoutaient souvent à cette demeure populaire, destinée à toute une famille jusque dans les années 1950. Les villages de la commune en comportent de nombreux exemples. Les maisons à étages, peu nombreuses, étaient réservées aux plus riches propriétaires ou commerçants. Les maisons des métayers n’étaient souvent qu’un doublement ou un triplement de « chambre poitevine ». Une maison de maître, un manoir toute proche dominait un ou plusieurs métaries. Dans certains villages des petits murets de pierre, des haies vives donnent une réelle variété à cet « urbanisme » rural. Le sommet de cette construction agricole et populaire est bien sûr ces granges halles (telle l’actuelle salle des fêtes de la commune) destinées à abriter les fourrages, les récoltes, les battages au fléau et même les animaux

L'Eglise :

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              Un sanctuaire dédié à SAINT MAURICE, un légionnaire romain devenu chrétien et martyr, est créé là à l’époque carolingienne. Vers 1090, les seigneurs châtelains de GENCAY donnent des terres et des revenus à l’abbaye royale de Saint Cyprien de POITIERS. Le chevet est bâti,imposant et soigneusement décoré de sculptures, contreforts colonnes et arcatures aveugles. Une façade plus sobre, du côté du beau domaine réservé au prieur, est collée à une nef plus ancienne qui est reconstruite en berceau brisé. Une belle porte paroissiale ornée de palmettes et de griffons accueille les chrétiens qui traversent alors le cimetière avant d’entrer par trois marches dans le sanctuaire (supprimées par la restauration). En pleine guerre de cent ans, la situation est si confuse qu’on transforme après 1400, l’édifice en château fort avec une puissante tour donjon à la croisée du transept… qui s’effondra un siècle plus tard. Le sol de l’édifice déstabilisé rongé par l’humidité et touché par les inondations, est alors surhaussé pour empêcher l’effondrement de la nef. La reconstruction complète du mur nord , entre 1903/1905, sauva enfin le bâtiment qui reste toutefois fragile. La découverte entre 1946/1947, un ensemble de peintures murales gothiques et renaissance, ajoute encore à l’intérêt de cette belle église romane.

Les registres paroissiaux de Saint Maurice la Clouère :

                Dans la plupart des communes françaises sont conservés des registres paroissiaux. A Saint-Maurice-la Clouère, le premier registre inventorié concerne les baptêmes. Ainsi François Fayart, le 10 juin 1602 fut-il baptisé en présence de deux parrains et d'une marraine, usage courant lorsque la vie ne tenait qu'à un fil et qu'il fallait protéger l'avenir du jeune enfant. Les mariages sont enregistrés à partir de 1656 et les sépultures à partir de 1660. Les chapelles seigneuriales du Pin et de la Mothe sont utilisées pour les mariages. Les sépultures sont encore courantes dans le sol même du sanctuaire comme celle de Jean Goumard, le 7 janvier 1661. Les années de mauvaises récoltes et d'impôts royaux énormes, de 1692 à 1710, sont tragiques ; la population doit payer les guerres de Louis XIV ! Les sépultures sont nombreuses, une par jour certaines semaines. Heureusement, la ronde des mariages et des naissances reprend dès que les récoltes sont convenables et que le prix des céréales descend. Boulangers, cabaretiers, chapeliers, charbonniers, charpentiers, charrons, chaudronniers, colporteurs, cordonniers, huiliers, maçons, marchands, maréchaux-ferrants, menuisiers, merciers, meuniers, sabotiers, scieurs de long, tailleurs d'habits, tailleurs de pierre, tisserands et sergiers comme les nombreux agriculteurs apparaissent l'instant d'une cérémonie catholiquede la paroisse. Un curé entrepreneur, le curé Varin, tient ses comptes dans les années 1710 et ses pages sont reliées par hasard avec les actes paroissiaux... L'article du Picton, numéro 199 de janvier 2010, raconte la vie à cette époque difficile. Le 10 décembre 1792, le curé Bergeron dépose ces registres entre les mains d'Andrault, maire de la nouvelle commune. L'état civil républicain s'applique désormais à Saint Maurice. Pour consulter ces milliers d'actes anciens, utilisez le site des Archives départementales de la Vienne :

Cliquer ici pour accéder aux archives départementales...

L'Espace Allard :

La municipalité a eu l'opportunité d'acquérir une "maison bourgeoise" et sa cour intérieure, en plein coeur du bourg. La maison avec sa fière et sobre allure,son toit d'ardoise à la Mansard, traduit l'aisance de son propriétaire au début du XIXème siècle. En fait, elle a été construite sur les bases d'un logis plus ancien qui possédait ses dépendances (des ateliers textiles ?) et son pigeonnier désormais restauré. Les portes d'entrée de ses servitudes portent des dates qui situent ces bâtiments à la fin du règne de Louis XIV et au début du règne de Louis XV. Cela donne une atmosphère particulière que la Municipalité s'est attachée à recréer. Un four à pain ingénieusement conçu a permis déjà des cuissons festives. La bibliothèque, la galerie d'exposition sont les premiers jalons d'une "nouvelle utilité" des lieux.